• Marylene Jamaux

Des cosmétiques, pas sympathiques !

Mis à jour : juin 8


Du plomb dans le rouge à lèvres, des dérivés de pétrole dans la crème hydratante, du pesticide dans le dentifrice… la liste des ingrédients présents dans nos cosmétiques fait froid dans le dos.


Nocifs pour nous-même, nocifs pour l’environnement, nombreux sont ceux qui ne méritent pas de siéger dans notre salle de bain. Parfois irritants ou allergènes, certains de ces composants sont fortement suspectés de modifier notre système hormonal (perturbateurs endocriniens) voire d’être cancérigènes.

Tout d’abord quelques mots sur les principaux composants qui entrent dans la fabrication d'un cosmétique :


- Une base ou excipient, partie la plus grande en quantité de produit. Elle mélange :

  1. une partie aqueuse : eau distillée, hydrolats…

  2. une partie huileuse : silicones, huiles végétales ou minérales, cire…

- Des tensio-actifs ou émulsifiants : ils permettent un mélange homogène entre les parties aqueuses et huileuses.


- Un ou des principes actifs : ils représentent jusqu’à 1% de la composition : anti-âge, bonne mine, hydratant…


- Des additifs : conservateurs, stabilisants, antioxydants, colorants, parfums…

Des milliers de substances sont utilisées pour fabriquer les cosmétiques. C’est seulement une partie d’entre elles qui est mise en cause car les molécules qui les composent sont en liens avec des risques de santé importants :

  • irritations et/ou allergies,

  • cancérigènes,

  • perturbation du système hormonal, troubles de la reproduction…

  • résistance bactérienne,

  • neurotoxiques

  • environnementaux (difficulté pour se dégrader, mortels pour la faune et/ou la flore…)

Les ingrédients à éviter ? Où se trouvent t-ils ?

Le tableau ci dessous propose une compilation, non exhaustive, des principaux composants avérés toxiques ou sur lesquels les autorités ont émis des réserves notamment en raison d’études controversées.

Par ailleurs, si la teneur en produits indésirables est jugée acceptable dans un produit, attention à « l’effet cocktail » ! Car c’est alors la multiplication de l’ingrédient par le nombre de produits utilisés qui risque d’en augmenter la toxicité. Cette thèse est d’ailleurs en train d’être validée par des chercheurs de Montpellier : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/4185.htm

Que faire ?

Devant cette liste « à la Prévert » et pour ne pas se décourager, voici quelques suggestions :

  • Faire ses cosmétiques soi-même : une bonne idée pour les plus motivé(e)s. De nombreux sites et blogs dans le courant de la « slow cosmétique » proposent des recettes à réaliser soi-même. Cela nécessite toutefois du temps.

Si l’on en manque, on adopte quelques règles simples :

  • privilégier les cosmétiques dont la liste d’ingrédients est limitée,

  • se souvenir que les 5 premiers ingrédients représentent au minimum 70 % du produit et qu’ils apparaissent listés selon l’ordre décroissant de quantité,

  • repérer les termes les plus faciles pour mieux les éviter : PEG, PPG, parfum, colorant, paraffine, silicone, parabène…

  • pour les vernis à ongles, préférer ceux avec le logo « 4 free » Ils sont garantis sans phtalate, toluène, camphre et formaldéhyde.

  • Utiliser des applications (en anglais) qui aident à y voir plus clair pour faire ses courses. On peut scanner les codes barres : - Skin Deep : http://www.ewg.org/skindeep/app/ - GoodGuide : http://www.goodguide.com/

  • faire attention aux mots « nature », « naturel » et regarder sur l’étiquette à quels pourcentages ils correspondent.

  • recourir à la cosmétique bio.

La cosmétique Bio

Force est de constater que même en bio il est difficile de s’y retrouver, la faute notamment au manque d’uniformisation des labels. Néanmoins, les produits sont plus riches en ingrédients végétaux et certains toxiques y sont interdits. Le label Ecocert (http://www.ecocert.com/faq) est en ce sens le plus strict. Le produit fini contient :

  • 95% d’ingrédients naturels au minimum,

  • est exempt d’OGM, parabènes, phénoxyéthanol, de nanoparticules, d’ingrédients issus de la pétrochimie (huiles minérales) ou chimie de synthèse, de test sur les animaux,

  • les emballages et suremballages doivent être biodégradables ou recyclables.

Les parfums et fragrance doivent être naturels sous labels bio.

Certains produits tels que le dioxyde de titane reste toutefois autorisé dans les crèmes solaires car il n’y a pas aujourd’hui d’équivalent en produit naturel.

Par ailleurs, depuis 1998, tout fabricant de cosmétique a l’obligation d’utiliser la liste INCI (nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques) et de communiquer à qui le souhaite les ingrédients des produits demandés.

Sources :

http://www.ecocert.com/sites/default/files/u3/Referentiel-Ecocert.pdf

http://www.davidsuzuki.org/fr/champs-dintervention/sante/enjeux-et-recherche/substances-toxiques/les-12-ingredients-a-eviter-dans-les-produits-de-beaute/

http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2013/hormone_disrupting_20130219/fr/

http://www.observatoiredescosmetiques.com

http://www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/fact-fait/triclosan-fra.php#a19

http://www.slow-cosmetique.org/#!marques-cosmetiques-slow/c1qqp

http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2012/04/Brochure_PE_RES_2012.pdf

http://www.asef-asso.fr/telecharger-nos-guides/1895-participez-a-notre-petit-guide-vert-du-bio-cosmetique

http://www.lessentieldejulien.com/

http://www.laveritesurlescosmetiques.com/inci_fr.html

http://leflacon.free.fr/liste-produits.php

http://www.greenpeace.org/belgium/global/belgium/report/2010/2/guide-cosmetox.pdf

#cosmétiques


 

Marylène Jamaux - Naturopathe Toulouse

Naturopathie - Accompagnement Emotionnel - Réflexologie plantaire

6 rue Roc - 31300 Toulouse

www.marylenejamaux.com  |  Tel : 06 52 50 17 67

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